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lundi 4 juillet 2016

Z comme ZOLA

Émile Édouard Charles Antoine Zola est né à Paris le 2 avril 1840, il est le fils unique de Francesco Zola et d’Émilie Aubert.
Son père italien, ingénieur de travaux publics, est né en 1795 à Venise d'un père Inspecteur général des bâtiments de Venise. En 1821 il quitte l'Italie suite à l'occupation autrichienne et après diverses pérégrinations, il s'installe comme ingénieur de travaux publics à Marseille en 1833.
Il épouse le 16 mars 1839 Émilie Aubert de 23 ans sa cadette (née le 19 février 1819 à Dourdan). La famille s’installe alors à Aix en Provence en 1843, mais en 1847 Francesco meurt de maladie laissant son épouse et son fils devant de graves difficultés matérielles. En 1858, Émile Zola quitte Aix pour rejoindre sa mère à Paris.
En 1864 il rencontre Alexandrine Mellet, blanchisseuse de son état, qu'il épouse le 31 mai 1870 à Paris. Le couple n’aura pas d'enfants.
En 1888 Jeanne Rozerot, lingère, entre au service des Zola. C’est le coup de foudre. Émile conçoit pour elle un amour d’autant plus fort qu’elle lui donne deux enfants, en 1889 et 1891, qu’il n’avait jamais pu avoir avec sa femme Alexandrine. Jeanne élève Denise et Jacques dans le culte de leur père. Pour autant, celui-ci n’abandonne pas son épouse mais cette double vie le désespère : "J’avais fait le rêve de rendre tout le monde heureux autour de moi, mais je vois bien que cela est impossible." 
Émile Zola meurt le 29 septembre 1902 d'une intoxication due à la combustion résiduelle d'un feu couvert produite par la cheminée de sa chambre. Jeanne mourra en 1914, onze ans avant Alexandrine qui décèdera en 1925.

Emile Zola et ses enfants, Denise et Jacques


dimanche 3 juillet 2016

W comme WEB

Le web regorge de ressources concernant Émile Zola et son œuvre les Rougon-Macquart. Néanmoins la BNF via son site Gallica est une ressource incontournable. Voici quelques sites :
Gallica propose tous les manuscrits des dossiers préparatoires des Rougon-Macquart ainsi que les manuscrits de chaque roman de la série avec leurs annotations.
Une exposition virtuelle est aussi accessible via Gallica et donne accès à de larges extraits des dossiers préparatoires de Zola au cycle des Rougon-Macquart, et plus particulièrement à l'Assommoir et Au Bonheur des Dames : http://expositions.bnf.fr/zola/
Le Eêve fait l'objet d'un dossier détaillé toujours sur Gallica : http://gallica.bnf.fr/dossiers/html/dossiers/Zola/
Le site des Cahiers naturalistes est une revue littéraire consacrée aux études sur ZOLA et le naturalisme, éditée par la Société littéraire des Amis d’Émile Zola : http://www.cahiers-naturalistes.com/
Le contenu de l'ouvrage de F.C. Ramond " Les Personnages des Rougon-Macquart pour servir à la lecture et à l'étude de l'oeuvre de Emile Zola" est consultable en intégralité sur ce site : http://www.as.wvu.edu/mlastinger/pers.htm




 

mercredi 29 juin 2016

X comme XX VOLUMES

XX ce sont les vingt volumes écrits par Emile Zola entre 1869 et 1793 pour son roman familial.
Les voici avec la date de leur publication ainsi que les personnages que Zola a mis en avant.

-La Fortune des Rougon (1871) : Adélaïde Fouque, Pierre Rougon, Antoine Macquart
-La Conquête de Plassans (1874) : François Mouret et Marthe Rougon, Adélaïde Fouque
-La Faute de l’abbé Mouret (1875) : Serge Mouret
-Son Excellence Eugène Rougon (1876) : Eugène Rougon
-L’Assommoir (1877) : Gervaise Macquart, Lantier, Coupeau
-Une page d’amour (1878) : Hélène Mouret épouse Grandjean  
-Nana (1880) : Anna Coupeau
-Pot-Bouille (1882) : Octave Mouret
-Au Bonheur des Dames (1883) : Octave Mouret
-La Joie de vivre (1884) : Pauline Quenu
-Germinal (1885) : Etienne Lantier
-L'Œuvre (1886) : Claude Lantier  
-La Terre (1887) : Jean Macquart
-Le Rêve (1888) : Angélique Rougon
-La Bête humaine (1890) : Jacques Lantier
-L’Argent (1891) : Aristide Rougon dit Saccard
-La Débâcle (1892) : Jean Macquart
-Le Docteur Pascal (1893) : Pascal Rougon et Clotilde Saccard, Adélaïde Fouque

R comme RÉSUMÉ

Comment résumer en quelques lignes 20 volumes couvrant tout le XIXe siècle de la naissance d'Adélaïde à la mort du docteur Pascal. Tout simplement par une frise chronologique interactive qui nous fait voyager à travers ces 20 romans tout en mentionnant les évènements marquants de la vie des Rougon-Macquart.  :  Chronologie des Rougon-Macquart








mardi 28 juin 2016

V comme VILLE de PLASSANS

Plassans "La souleaide, la campagne et la ville"
Plassans est la ville natale d'Adelaïde Fouque, le berceau des Rougon-Macquart.
Zola s'est inspiré d'Aix-en-Provence où il a vécu, ainsi qu'en atteste le plan qu'il a dessiné. On peut identifier clairement certains lieux d'Aix-en-Provence dans la ville de Plassans : Saint-Sauveur est Saint-Saturnin, la place des Prêcheurs est devenue la place des Récollets, le cours Mirabeau le Cours Sauvaire.
Plassans est une sous-préfecture d'environ 10.000 personnes, qui ne communique que par 2 routes : le route de Nice et le route de Lyon. Elle est désservie depuis peu par le chemin de fer et est entourée d'une ceinture d'anciens remparts.
On y trouve trois quartiers : le quartier des Nobles : quartier Saint-Marc ; le vieux quartier où se situent la mairie, le marché, la gendarmerie, le tribunal civil et la ville nouvelle où s'est installée la bourgeoisie et le bâtiment de la sous-préfecture.

Plassans : le Fortune des Rougon - La marche des insurgés (manuscrit BNF)


[Correspondances entre les villes du Var et l'environnement de Plassans :Sainte Roure (Aups ) - Noiron Draguignan chef lieu - Orchères ( Salerne) -La Viorne (riv). - Plassans ( Lorgues, Aix) - Collines- La Viorne riv - Les Tulettes ( Les Arcs) - La Palud (Garde Freinet) - Alboise ( Vidauban) - Saint-Martin-de-Vaulx ( Le Luc ). Faverolles ( Brignoles )]

"Lorsqu'on sort de Plassans par la porte de Rome, située au sud de la ville, on trouve, à droite de la route de Nice, après avoir dépassé les premières maisons du faubourg, un terrain vague désigné dans le pays sous le nom d'aire Saint-Mittre...
L'aire Saint-Mittre est un carré long, d'une certaine étendue, qui s'allonge au ras du trottoir de la route, dont une simple bande d'herbe usée la sépare. D'un côté, à droite, une ruelle, qui va se terminer en cul-de-sac, la borde d'une rangée de masures ; à gauche et au fond, elle est close par deux pans de muraille rongés de mousse, au-dessus desquels on aperçoit les branches hautes des mûriers du Jas-Meiffren, grande propriété qui a son entrée : celle de la famille Fouque".

 

Plan de Plassans - La conquête de Plassans dossier préparatoire

 

Plan comparatif de Plassans et d'Aix (Aix en découvertes)





samedi 25 juin 2016

U comme UNE PAGE D'AMOUR

Une page d’amour est l’un des romans où l'on ne rencontre pas, du moins directement, la violence que l'on trouve dans les autres titres. C'est aussi l'un des moins connus.
"Une page d'amour, écrite entre l'Assommoir et Nana, a dû être, dans ma pensée, une opposition, une halte de tendresse et de douceur. J'avais, depuis longtemps, le désir d'étudier, dans une nature de femme honnête, un coup de passion, un amour qui naît et qui passe, imprévu, sans laisser de trace. Le titre veut dire cela : une page dans une œuvre, une journée dans une vie. Le drame m'a été donné par l'invention de l'enfant, qui meurt de l'amour de la mère. Quant au milieu, à cette hauteur de Passy où j'ai placé la maison, il a été certainement choisi par les cinq descriptions qui terminent les cinq parties. Encore une vieille idée de ma jeunesse, Paris témoin d'un drame, Paris, pareil au chœur antique, assistant aux joies et aux douleurs d'une action, à toutes les heures, par tous les temps." (Extrait de la préface publiée en tête de la première édition illustrée d'Une page d'amour en 1884)
Hélène Grandjean, fille d’Ursule Macquart et de Mouret, en est le personnage principal. À 17 ans, elle épouse un nommé Grandjean qui lui donne une fille, Jeanne, maladive et en proie à des « crises » régulières. Jeanne a hérité à la fois de la faiblesse mentale de son ancêtre Adélaïde et de la faiblesse physique de sa grand-mère Ursule qui était phtisique. De plus, comme sa grand-mère, Jeanne meurt de phtisie (tuberculose).
La violence de ce roman est en fait présente dans les passions. Passion amoureuse violente d'Hélène pour son voisin le docteur Deberle. Puis passion dévorante pour Jeanne qui ne supporte pas que sa mère puisse être heureuse avec d'autres enfants ou avec d'autres hommes.

Dossier préparatoire Une Page d'Amour - choix des personnages

jeudi 23 juin 2016

T come TARE

Les Rougon-Macquart, c’est  surtout l’histoire des  enfants descendants d'Adélaïde, nés de la combinaison de la folie de la mère et de l’ambition du père Rougon (Eugène Rougon), la branche officielle, ou alors de la combinaison de la folie de la mère et de la paresse du père Macquart (Ursule et Antoine Macquart), la branche marginale.
Émile Zola entreprend d’observer scientifiquement (à l’aide de la littérature) l’entrechoc des différences psychologiques des Rougon et des Macquart : l’appétit du pouvoir, l’ambition de la richesse, la folie mentale, la paresse, l’alcool... Et pour cela il établit une liste de tares.
"Il est certaines situations dont bénéficient seuls les gens tarés. Ils fondent leur fortune là où des hommes mieux posés et plus influents n’auraient point osé risquer la leur.” (“Tarés” étant à prendre au sens littéral, affublés de tare).
Voici quelques tares Rougon-Macquart nées de la "fêlure" héréditaire qui parcourt toute la famille, s’imprime sur tous les individus, en se manifestant plus ou moins fortement selon les cas.
Ressemblances physiques : Claude Lantier et Gervaise - Nana et Gervaise - Adélaïde et Hélène Mouret - Jean Macquart et Antoine son père - Pauline Quenu et ses parents...
Folie : Adélaïde, François Mouret...
Névrose : Serge Mouret, Désirée Mouret
Alcoolisme : Gervaise, Nana, son père, Étienne...
Prépondérance morale : Nana, son père, Claude Lantier, Eugène Rougon...
Aucune tare : Pascal Rougon, Octave Mouret,

"Zola publie en 1878, en tête d’Une page d’amour, un arbre généalogique qu’il dit avoir dressé tel quel dès 1868, "avant que j’eusse écrit une seule ligne […]. Depuis 1868, je remplis le cadre que je me suis imposé, l’arbre généalogique en marque pour moi les grandes lignes […] les romans publiés par moi depuis bientôt neuf ans dépendent d’un vaste ensemble, dont le plan a été arrêté d’un coup et à l’avance." Quoi qu’en dise l’écrivain, l’arbre initial — on le voit ici — a été modifié à mesure que le projet avançait : changement des patronymes, ajout de personnages (Silvère Mouret, Lisa Macquart, Agathe Mouret), en même temps que le nombre des romans prévus passait de dix en 1868 à vingt en 1878." Epo BNF.